L’Abeille – une sentinelle de notre écosystème.


Le déclin de la pollinisation

Les abeilles sont des pollinisatrices exceptionnelles et des ouvrières hors pair.  700 fleurs butinées en moyenne par jour, 80 % des plantes pollinisées grâce à leur travail, l’abeille assure ainsi la vitalité et le renouvellement des plantes à fleurs, garantit la biodiversité mais aussi assure – avec l’aide de tous les insectes pollinisateurs- 35% de la production alimentaire mondiale.

Sur les 100 espèces de plantes alimentaires les plus cultivées dans le monde, 71 seraient pollinisées uniquement par les abeilles. On comprend alors le  rôle primordial de l’abeille dans l’équilibre des espèces végétales et de notre écosystème.

 

La fin de la  biodiversité ?

Sans cette butineuse infatigable, ce sont nos ressources alimentaires qui sont menacées. Fragilisée, l’abeille se développe mal, se reproduit mal, sa population diminue et par voie de conséquence la pollinisation diminue, donc les espèces végétales se reproduisent moins et la biodiversité est menacée à son tour.

Sans l’abeille, l’ agriculture sera en difficulté. L’abeille est une alliée inestimable pour les agriculteurs puisqu’elle  participe à la pollinisation de nombreuses cultures comme les arbres fruitiers, les cultures oléagineuses (colza, luzerne…), certains légumes… La pénurie d’abeilles est une menace pour la production agricole et le rendement de nos cultures. Apiculteurs et agriculteurs ont donc tout intérêt à trouver un terrain d’entente en assurant un traitement des cultures compatible et respectueux de l’environnement.

 

Pas abeilles, pas de miel

En 20 ans, la production annuelle française de miel a chuté de moitié, passant de près de 35 000 tonnes par an au début des années 90 à environ 15 000 tonnes aujourd’hui.  Les Français, friands de ce nectar devenu rare, consomment près de 40 000 tonnes de miel par an, ce qui implique une importation importante de divers pays de l’Union Européenne, de pays asiatiques ou d’Amérique du sud… Les récoltes ne répondant pas à nos normes d’exploitation, ce miel d’importation est généralement moins cher et de qualité moindre. Plus grave, les récoltes, dans un souci de rentabilité, se font quelques fois au détriment de l’abeille.